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L'édito de Michel HUNAULT

Ce qu’il faut faire

A quelques semaines d’échéances électorales majeures, les Français loin d’être passionnés par le débat politique, sont habités d’une étrange impression de déjà vu, éloignant encore davantage leur intérêt d’aller voter. L’économie Française ne peut échapper à l’environnement économique international marqué par une crise sans précédent. Les initiatives prises pour en atténuer les effets sont à mettre au crédit de la majorité présidentielle : création d’outils spécifiques à l’image du Fonds Stratégique d’Investissements, rôle accru à OSEO et accès au crédit des petites et moyennes entreprises, plan de soutien ciblés, grand emprunt, recours au chômage partiel… personne ne peut nier que la France a plutôt limitée les effets de la récession.

Il nous faut aller plus loin et engager les réformes structurelles si longtemps repoussées : le financement de la protection sociale qui repose sur le travail nécessite qu’on y réfléchisse.

Pourquoi se limiter aux seules charges patronales. Aucune réforme ne sera admise sans que les salariés bénéficient d’une augmentation de leur salaire net, celui qui fait la réelle différence avec les revenus de la redistribution et de la solidarité.

La France doit aussi au plan européen prendre l’initiative et revoir la taxation des produits importés au mépris des exigences d’Ethique et de traçabilité les plus essentielles au premier rang les normes sociales, environnementales.

C’est donc une réforme globale et concertée que la France a besoin.

Le débat est légitime. Il doit, à l’image de la Réforme de la dépendance, de façon incompréhensible enterrée, associer les acteurs et donner une dimension humaine à sa finalité. Pour l’avenir, trois axes doivent être privilégiés :

* le plan de relance européen à travers une initiative concertée, européenne de croissance, tant les besoins sont immenses en matière d’innovation, de recherche, mais aussi des infrastructures indispensables à tout développement économique.

* renforcer l’économie solidaire, celle qui place l’Humain au cœur de l’action et qui se décline à tous les âges de l’existence humaine. Les enjeux sont énormes, les défis se traduiront par des centaines de milliers d’emplois pour venir en aide aux personnes vulnérables : personnes en situation de handicap, personnes dépendantes…

* enfin, l’éducation et la formation doivent faire l’objet d’un consensus. L’effort doit être porté vers l’alternance, l’acquisition des connaissances indispensables et pour tout salarié la sécurisation des parcours professionnels. L’intégration progressive des jeunes dans l’entreprise doit se faire par le tutorat afin de permette à tout salarié à l’approche de la retraite, de transmettre son savoir.

Ces voies ne sont ni de droite, ni de gauche, elles répondent à une exigence, celle de favoriser la création d’emplois et de donner à chacun une place dans la société !

Michel HUNAULT
Le 1er Février 2012