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	<title>Michel Hunault &#187; Institutions</title>
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	<description>Député de Loire Atlantique</description>
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		<title>Livre &#171;&#160;Lutte contre la corruption&#160;&#187;</title>
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		<pubDate>Tue, 27 Mar 2018 14:22:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Administration]]></category>
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		<description><![CDATA[Michel Hunault a rédigé ce Rapport n°243 (Première lecture) pour l&#8217;Assemblée Nationale, publié en octobre 2007. Retrouvez le texte complet sur le site de l&#8217;Assemblée Nationale : Rapport 243. &#160;]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Michel Hunault a rédigé ce Rapport n°243 (Première lecture) pour l&rsquo;Assemblée Nationale, publié en octobre 2007.</p>
<p>Retrouvez le texte complet sur le site de l&rsquo;Assemblée Nationale : <a href="http://www.assemblee-nationale.fr/13/rapports/r0243.asp" target="_blank">Rapport 243</a>.</p>
<p><a href="http://www.michel-hunault.fr/wp-content/uploads/2018/03/071001_LIVRE_Lutte_contre_la_corruption_2.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-3091" title="071001_LIVRE_Lutte_contre_la_corruption_2" src="http://www.michel-hunault.fr/wp-content/uploads/2018/03/071001_LIVRE_Lutte_contre_la_corruption_2-1024x821.jpg" alt="Lutte contre la corruption" width="640" height="513" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Proposition de loi visant à conférer le statut d’autorité administrative indépendante  au service central de prévention de la corruption</title>
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		<pubDate>Tue, 06 Mar 2012 22:00:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator></dc:creator>
				<category><![CDATA[Assemblée Nationale]]></category>
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		<category><![CDATA[Corruption]]></category>

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		<description><![CDATA[N° 4446 _____ ASSEMBLÉE NATIONALE CONSTITUTION DU 4 OCTOBRE 1958 TREIZIÈME LÉGISLATURE Enregistré à la Présidence de l’Assemblée nationale le 6 mars 2012. PROPOSITION DE LOI visant à conférer le statut d’autorité administrative indépendante au service central de prévention de la corruption, (Renvoyée à la commission &#8230;]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div>
<p style="text-align: center;">N° 4446</p>
<p style="text-align: center;"><strong>_____</strong></p>
<p style="text-align: center;">ASSEMBLÉE NATIONALE</p>
<p style="text-align: center;">CONSTITUTION DU 4 OCTOBRE 1958</p>
<p style="text-align: center;">TREIZIÈME LÉGISLATURE</p>
<p style="text-align: center;">Enregistré à la Présidence de l’Assemblée nationale le 6 mars 2012.</p>
<p style="text-align: center;"><strong>PROPOSITION DE LOI</strong></p>
<p style="text-align: center;"><em>visant à conférer le statut d’autorité administrative indépendante<br />
au </em><strong>service central</strong><em> de</em><strong> prévention</strong><em> de la</em><strong> corruption</strong>,</p>
</div>
<p style="text-align: center;">(Renvoyée à la commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l’administration générale<br />
de la République, à défaut de constitution d’une commission spéciale dans les délais prévus<br />
par les articles 30 et 31 du Règlement.)</p>
<div>
<p style="text-align: center;">présentée par</p>
<p style="text-align: center;">M. Michel HUNAULT,</p>
<p style="text-align: center;">député.</p>
<p style="text-align: center;">EXPOSÉ DES MOTIFS</p>
<p style="text-align: justify;">Mesdames, Messieurs,</p>
<p style="text-align: justify;">La lutte contre la corruption est une nécessité.</p>
<p style="text-align: justify;">Le Parlement français a voté le 2007 la loi de transposition de la convention pénale et de la convention civile du Conseil de l’Europe contre la corruption.</p>
<p style="text-align: justify;">Au moment où la commission des lois de l’Assemblée Nationale évalue cette loi il est nécessaire de rendre plus efficace la lutte contre la corruption au delà des enjeux politiques.</p>
<p style="text-align: justify;">L’objet de la présente proposition de loi est de réformer la loi n° 93-122 du 29 janvier 1993 et de conférer le statut d’autorité administrative indépendante au service central de prévention de la corruption (SCPC), qui est aujourd’hui rattaché au ministère de la justice.</p>
<p style="text-align: justify;">Afin d’éviter le doute quant à l’opportunité des poursuites en cas de délit de corruption et de donner les moyens humains et financiers indispensables au SCPC dans ses fonctions de prévention notamment, il vous est proposé d’en faire une instance indépendante dotée de la personnalité morale.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce nouveau statut confortera l’indépendance de la structure chargée de la prévention de la corruption, qui pourra s’enrichir des initiatives susceptibles de mieux prévenir et de mieux lutter contre la corruption menées par les organisations non gouvernementales et associations qui luttent contre la corruption.</p>
<p style="text-align: justify;">Il permettra également de mieux répondre à nos engagements internationaux et européens et d’accroître la lisibilité internationale de la structure chargée de la prévention et de la lutte contre la corruption.</p>
<p style="text-align: justify;">En effet, d’une part l’article 6 de la convention des Nations Unies contre la corruption prévoit que « chaque État, partie accorde à l’organe ou aux organismes chargés de prévenir la corruption l’indépendance nécessaire pour leur permettre d’exercer efficacement leurs fonctions à l’abri de toute influence indue. Les ressources matérielles et les personnels spécialisés nécessaires pour exercer leur fonction devraient leur être fournis ».</p>
<p style="text-align: justify;">D’autre part, parmi les vingt principes directeurs pour la lutte contre la corruption du Conseil de l’Europe figure l’obligation pour les États de s’assurer que les personnes chargées de la prévention (ou de la lutte contre) la corruption bénéficient de l’indépendance et de l’autonomie nécessaires à l’exercice de leurs fonctions et soient libres de toute influence incompatible avec leur statut et disposent de moyens adéquats.</p>
<p style="text-align: justify;">Tels sont, Mesdames, Messieurs, les objectifs de la présente proposition de loi.</p>
<p style="text-align: center;"><strong>PROPOSITION DE LOI</strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong>Article 1<sup>er</sup></strong></p>
<p>Au premier alinéa de l’article 1<sup>er</sup> de la loi n° 93-122 du 29 janvier 1993 relative à la prévention de la corruption et à la transparence de la vie économique et des procédures publiques, les mots : «  placé auprès du ministre de la justice » sont remplacés par les mots : «  autorité publique dotée de la personnalité morale ».</p>
<p style="text-align: center;"><strong>Article 2</strong></p>
<p>Les charges qui pourraient résulter pour l’État de l’application de la présente loi sont compensées à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle aux droits prévus aux articles 575 et 575 A du code général des impôts.</p>
</div>
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		</item>
		<item>
		<title>Remboursement des dépenses de campagne de l’élection présidentielle</title>
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		<pubDate>Tue, 07 Feb 2012 18:01:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator></dc:creator>
				<category><![CDATA[Assemblée Nationale]]></category>
		<category><![CDATA[Autres interventions]]></category>
		<category><![CDATA[Budget-Finance]]></category>
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		<category><![CDATA[Elections]]></category>

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		<description><![CDATA[Assemblée nationale  XIIIe législature  Session ordinaire de 2011-2012   Compte rendu  intégral Deuxième séance du mardi 7 février 2012 Remboursement des dépenses de campagne de l’élection présidentielle Lecture définitive d’un projet de loi organique Discussion générale  M. Michel Hunault. Monsieur le président, &#8230;]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="center"><strong>Assemblée nationale </strong></p>
<p align="center"><strong>XIII<sup>e</sup> législature </strong></p>
<p align="center"><strong>Session ordinaire de 2011-2012  </strong></p>
<p align="center"><strong>Compte rendu  intégral</strong></p>
<p align="center"><strong>Deuxième séance du mardi 7 février 2012</strong></p>
<p align="center"><strong>Remboursement des dépenses de campagne de l’élection présidentielle</strong></p>
<p style="text-align: center;"><em>Lecture définitive d’un projet de loi organique</em></p>
<p style="text-align: center;"><strong>Discussion générale</strong><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>M. Michel Hunault</strong><strong>.</strong> Monsieur le président, monsieur le ministre, mes chers collègues, à la veille de deux échéances électorales importantes et à l’issue d’une procédure qui n’a pu aboutir à un accord entre les deux assemblées, nous sommes invités à statuer définitivement sur la question du remboursement des dépenses de campagne électorale, composante essentielle de notre système de financement de la vie politique.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans le contexte de ralentissement de la croissance, le Gouvernement nous a présenté il y a déjà quelques semaines un plan de retour à l’équilibre. Il est normal que ce plan s’applique également au financement des dépenses de campagne électorale, et le groupe Nouveau Centre a prévu de soutenir cette démarche.</p>
<p style="text-align: justify;">Il est en effet indispensable que les candidats aux élections, ainsi que les partis politiques, puissent, au même titre que l’ensemble de la population, participer à l’effort de réduction de nos dépenses publiques. Il s’agit de mesures simples, dont le bien-fondé devrait être aisément compris par chacun de nos concitoyens et dont, je l’espère, monsieur Brard, l’objectif est partagé par tous les collègues ici présents.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour ces raisons, nous avons d’ores et déjà approuvé, lors de l’examen des crédits de la mission « Administration générale et territoriale de l’État », dans le cadre du projet de loi de finances pour 2012, les deux premières mesures d’économie qui nous avaient été présentées, visant à diminuer les dépenses consacrées au financement des partis politiques, ainsi que le taux de remboursement de l’ensemble des campagnes électorales.</p>
<p style="text-align: justify;">Monsieur le ministre, vous nous avez ensuite saisis d’un projet de loi organique initial qui proposait d’appliquer ce même objectif aux élections présidentielles. Le projet de loi organique présenté par le Gouvernement tend, d’une part, à diminuer de 5 % le taux de remboursement des dépenses électorales, pour l’ensemble des candidats, et, d’autre part, à geler à son niveau actuel le plafond de dépenses autorisées jusqu’au retour à l’équilibre des finances publiques, que nous souhaitons tous le plus rapide possible.</p>
<p style="text-align: justify;">Selon les prévisions de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques, ces mesures devraient permettre de diminuer de 8 % les frais de remboursement par l’État des dépenses de campagne. On peut, comme M. Urvoas, estimer que 3,5 millions d’euros, ce n’est pas grand-chose, mais il s’agit tout de même d’un effort qu’il faut saluer, même s’il est loin de corriger le déséquilibre actuel. Des dispositions modifiant sensiblement les règles de remboursement applicables aux candidats à l’élection présidentielle sont en effet introduites. Le Sénat a voulu remplacer l’actuel mécanisme de remboursement forfaitaire par un dispositif de remboursement proportionnel au nombre de voix obtenues par les candidats. Ce dispositif aurait eu vocation, selon la Chambre haute, à s’appliquer à l’ensemble des dépenses électorales engagées depuis le 1<sup>er</sup> avril 2011, portant ainsi une atteinte inacceptable à la sécurité juridique de la prochaine élection.</p>
<p style="text-align: justify;">Partant de ces constatations, le groupe Nouveau Centre approuve l’adoption par la commission des lois du texte qui est soumis à l’Assemblée nationale en lecture définitive.</p>
<p style="text-align: justify;">Je voudrais saisir l’occasion qui m’est donnée, monsieur le ministre, pour rappeler que la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques a formulé diverses suggestions qu’il conviendrait d’examiner à l’avenir – peut-être après les échéances du printemps prochain – dans un esprit consensuel. La moralisation de la vie politique est une exigence que tous revendiquent. Le remboursement par l’État des dépenses de campagne est un des aspects du financement de la vie politique. Mais le groupe Nouveau Centre est prêt, monsieur le ministre, à faire des suggestions pour répondre à cet objectif.</p>
<p style="text-align: justify;">Il renouvelle donc son soutien à ce projet de loi organique et votera la version définitive qu’en a proposée la commission des lois. <em>(Applaudissements sur les bancs du groupe UMP.)</em></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Responsabilité pénale du Chef de l&#8217;Etat</title>
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		<pubDate>Tue, 24 Jan 2012 19:08:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator></dc:creator>
				<category><![CDATA[Assemblée Nationale]]></category>
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		<category><![CDATA[Chef de l'Etat]]></category>
		<category><![CDATA[Réforme constitutionnelle]]></category>
		<category><![CDATA[Responsabilité Pénale]]></category>

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		<description><![CDATA[Assemblée nationale  XIIIe législature  Session ordinaire de 2011-2012   Compte rendu  intégral Première séance du mardi 24 janvier 2012 Application de l’article 68  de la Constitution Vote solennel M. le président. L’ordre du jour appelle les explications de vote et le vote, &#8230;]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="center"><strong>Assemblée nationale </strong></p>
<p align="center"><strong>XIII<sup>e</sup> législature </strong></p>
<p align="center"><strong>Session ordinaire de 2011-2012  </strong></p>
<p align="center"><strong>Compte rendu  intégral</strong></p>
<p align="center"><strong>Première séance du mardi 24 janvier 2012</strong></p>
<p align="center"><strong>Application de l’article 68  de la Constitution</strong></p>
<p align="center"><em>Vote solennel</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>M. le président.</strong> L’ordre du jour appelle les explications de vote et le vote, par scrutin public, sur l’ensemble du projet de loi organique portant application de l’article 68 de la Constitution (n<sup>os</sup> 3071, 3948).</p>
<p align="center"><em>Explications de vote</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>M. Michel Hunault</strong><strong>.</strong> Monsieur le président, monsieur le garde des sceaux, mes chers collègues, cinq ans après l’adoption de la réforme constitutionnelle modifiant le titre IX de la Constitution, le projet de loi organique soumis à notre examen vient parachever l’ensemble des dispositions adoptées en février 2007.</p>
<p style="text-align: justify;">Contrairement à ce qui est souvent dit, loin d’instaurer l’impunité du Président de la République, cette réforme aura permis de clarifier le statut pénal du chef de l’État. En effet, parce qu’il n’est pas et ne doit pas être un justiciable comme les autres, le chef de l’État doit bénéficier de cette double protection que prévoit la Constitution, assortie néanmoins d’un dispositif de sauvegarde permettant de mettre en cause sa responsabilité en cas de manquement à ses devoirs manifestement incompatible avec l’exercice de son mandat.</p>
<p style="text-align: justify;">Rappelons que, sans revenir sur le statut pénal du chef de l’État, le projet de loi organique vise à mettre en application la procédure de destitution prévue par l’article 68 de notre loi suprême.</p>
<p style="text-align: justify;">En faisant dépendre la procédure de destitution d’une initiative parlementaire, le constituant a clairement fait le choix d’une procédure parlementaire dénuée de tout caractère juridictionnel. De ce fait, il nous appartient d’entourer cette procédure de garanties suffisantes, afin d’éviter qu’elle ne donne lieu à une motion de censure politique, susceptible de mettre à mal l’équilibre de nos institutions.</p>
<p style="text-align: justify;">L’exposé des motifs du présent projet de loi rappelle à ce titre que cette procédure « n’a ni pour objet ni pour effet de conférer à une minorité de parlementaires le droit de contester en toute circonstance ou à des fins partisanes l’action du Président de la République ».</p>
<p style="text-align: justify;">C’est donc dans la droite ligne de ces exigences que le présent projet de loi organique, inspiré du rapport de la commission Avril et enrichi par les travaux de notre commission des lois, a su, selon les députés du groupe Nouveau Centre, instaurer un texte équilibré, fidèle à la volonté des constituants et garant de l’équilibre de nos institutions.</p>
<p style="text-align: justify;">D’abord, la proposition de résolution devra être signée par un dixième des membres de l’assemblée. Ensuite, au stade de l’examen de la proposition de résolution, le rôle de filtrage initialement confié à la commission des lois est remplacé par un contrôle de recevabilité par le Bureau de l’assemblée. Enfin, le projet de loi prévoit des délais de transmission et d’examen de la proposition de résolution.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est pourquoi, au nom de mes collègues du groupe Nouveau Centre, je considère que le projet de loi organique met en place un mécanisme équilibré, entouré des garanties nécessaires et fidèle à l’équilibre de nos institutions. Pour ces raisons, nous voterons ce texte. <em>(Applaudissements sur les bancs du groupe NC et sur plusieurs bancs du groupe UMP.)</em></p>
]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>Remboursement des dépenses de campagne de l’élection présidentielle</title>
		<link>http://www.michel-hunault.fr/remboursement-des-depenses-de-campagne-de-lelection-presidentielle-3/</link>
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		<pubDate>Wed, 18 Jan 2012 19:38:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator></dc:creator>
				<category><![CDATA[Assemblée Nationale]]></category>
		<category><![CDATA[Institutions]]></category>
		<category><![CDATA[Interventions en réunion de commission]]></category>
		<category><![CDATA[Chef de l'Etat]]></category>
		<category><![CDATA[Elections]]></category>

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		<description><![CDATA[Commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l’administration générale de la République Mercredi 18 janvier 2012 Séance de 10 heures 15 Compte rendu n° 28 La séance est ouverte à 10 heures 15 Présidence de M. Jean-Luc Warsmann, président. &#8230;]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="center"><strong>Commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l’administration générale de la République</strong></p>
<p align="center"><strong>Mercredi 18 janvier 2012</strong></p>
<p align="center"><strong>Séance de 10 heures 15</strong></p>
<p align="center"><strong>Compte rendu n° 28</strong></p>
<p><em>La séance est ouverte à 10 heures 15</em></p>
<p><em>Présidence de M. Jean-Luc Warsmann, président.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>La Commission examine, en nouvelle lecture, sur le rapport de M. Charles de la Verpillière, le projet de loi organique, modifié par le Sénat, relatif au remboursement des dépenses de campagne de l’élection présidentielle (n° 4165).</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>M. Charles de La Verpillière, rapporteur. </strong>Je rappelle que l’Assemblée nationale a adopté ce projet de loi organique, en première lecture, à la fin du mois de décembre dernier, après y avoir apporté un seul amendement. L’objet de ce texte était limité, puisqu’il tendait uniquement, à l’instar de ce qui avait été décidé dans le cadre de la loi de finances pour 2012 pour les autres élections, à geler le plafond des dépenses de campagne de l’élection présidentielle et à diminuer de 5 % le taux de leur remboursement.</p>
<p style="text-align: justify;">Le Sénat a profondément modifié l’article unique du projet, d’une part en réformant complètement ce système de financement et, d’autre part – tel est en tout cas mon avis strictement politique – en tendant à limiter les possibilités pour un Président de la République en exercice d’être à nouveau candidat.</p>
<p style="text-align: justify;">La commission mixte paritaire réunie sur ce texte ne pouvait que constater le désaccord.</p>
<p style="text-align: justify;">Le texte voté par le Sénat, dont nous sommes saisis, n’est pas acceptable. D’abord, il introduit une très forte insécurité juridique et financière pour les candidats à l’élection présidentielle de 2012. Pour ne prendre qu’un exemple, du fait de son caractère proportionnel, le dispositif adopté au Sénat conduirait probablement à fortement réduire le remboursement des dépenses déjà exposées par la candidate d’Europe Écologie-Les Verts (EELV), alors que le système actuel garantit un minimum forfaitaire de remboursement.</p>
<p style="text-align: justify;">En outre, le texte du Sénat présente des risques d’inconstitutionnalité : la Constitution dispose en effet que le mandat de cinq ans du Président de la République est renouvelable une fois ; or, sous couvert de modifications de la législation applicable au financement des campagnes électorales, le texte de la Haute assemblée conduit en réalité à limiter les possibilités d’action du Président de la République en fin de mandat.</p>
<p style="text-align: justify;">Je vous propose donc de revenir au texte adopté par l’Assemblée nationale en première lecture.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>M. Michel Hunault. </strong>Certains candidats à la prochaine élection présidentielle ne sont pas certains, à l’heure qu’il est, de pouvoir réunir les 500 signatures d’élus requises pour se présenter. Quelles seraient les conséquences pour eux s’ils n’y parvenaient effectivement pas, alors qu’ils ont déjà engagé des dépenses importantes ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>M. Jean-Jacques Urvoas. </strong>Il est vrai que le Sénat a entièrement récrit le texte adopté par l’Assemblée, mais il l’a fait dans le bon sens ! Il a ainsi remédié à certaines carences dénoncées en séance publique à l’Assemblée nationale, s’agissant notamment des sanctions qui pourraient éventuellement frapper un candidat qui aurait dépassé le plafond des dépenses de campagne.</p>
<p style="text-align: justify;">Le rapporteur indique que, la campagne électorale étant engagée, l’adoption du texte adopté par le Sénat créerait une insécurité juridique, mais le projet de loi organique a été déposé alors que cette campagne était lancée, au mépris du vieil adage qui veut qu’on ne modifie pas les règles électorales durant l’année précédant un scrutin !</p>
<p style="text-align: justify;">Enfin, le rapporteur du Sénat précise que l’économie engendrée par l’adoption de ce projet serait de seulement 3 millions d’euros sur une dépense globale qu’on évalue à 220 millions d’euros. Confirmez-vous ce chiffre, monsieur le rapporteur ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>M. le rapporteur. </strong>Monsieur Hunault, je ne suis pas en mesure de répondre immédiatement à votre question, qui est d’ailleurs étrangère à l’objet, très limité, de ce texte, mais j’essaierai d’obtenir cette information.</p>
<p style="text-align: justify;">Monsieur Urvoas, je vous confirme l’évaluation d’environ 3 millions d’euros d’économie – et j’ajoute que ce point était mentionné dans mon rapport de première lecture.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>La Commission en vient à l’examen de l’article unique.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Article unique </strong>(art. 3 et 4 de la loi n° 62-1292 du 6 novembre 1962) : <em>Diminution du remboursement par l’État des dépenses électorales exposées lors des élections présidentielles et délai de dépôt des comptes de campagne</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>La Commission est saisie de l’amendement CL 1 du rapporteur visant à rétablir le texte adopté par l’Assemblée nationale en première lecture.</em></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Responsabilité pénale du Chef de l&#8217;Etat</title>
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		<pubDate>Tue, 17 Jan 2012 19:13:07 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Assemblée nationale  XIIIe législature  Session ordinaire de 2011-2012   Compte rendu  intégral Séance du mardi 17 janvier 2012 Application de l’article 68  de la Constitution Discussion d’un projet de loi organique Motion de renvoi en commission  Mme la présidente. Au titre des explications &#8230;]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="center"><strong>Assemblée nationale </strong></p>
<p align="center"><strong>XIII<sup>e</sup> législature </strong></p>
<p align="center"><strong>Session ordinaire de 2011-2012  </strong></p>
<p align="center"><strong>Compte rendu  intégral</strong></p>
<p align="center"><strong>Séance du mardi 17 janvier 2012</strong></p>
<p align="center"><strong>Application de l’article 68  de la Constitution</strong></p>
<p align="center"><em>Discussion d’un projet de loi organique</em></p>
<p align="center"><strong>Motion de renvoi en commission</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em> </em><strong>Mme la présidente.</strong> Au titre des explications de vote, la parole est à M. Michel Hunault, pour le groupe Nouveau Centre</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>M. Michel Hunault</strong><strong>.</strong> Je serai très bref, car le rapporteur et, surtout, le garde des sceaux ont excellemment répondu à notre collègue Braouezec, que j’ai écouté avec beaucoup d’attention. Je le remercie de la qualité de ses propos, mais, comme le garde des sceaux et le rapporteur, j’ai trouvé qu’ils étaient hors sujet.</p>
<p style="text-align: justify;">Je me demande, cher collègue, si nous avons bien assisté aux mêmes travaux. En effet, vous avez dit des choses très intéressantes sur la démocratie participative, mais le dernier texte que la majorité a été appelée à voter la semaine dernière avait précisément pour objet d’instaurer un référendum d’initiative populaire. Sous l’égide du garde des sceaux, nous en avons précisé les conditions, et c’est cette majorité qui a adopté cette réforme de nature à assurer une meilleure participation de nos concitoyens s’agissant des grands problèmes de notre démocratie. En revanche, votre groupe, me semble-t-il, a voté contre ce projet.</p>
<p style="text-align: justify;">J’en conclus donc à une contradiction entre les propos que vous venez de tenir à la tribune et votre vote d’il y a huit jours. Vous avez alors voté contre une mesure qui avait précisément pour ambition de contribuer à cette démocratie participative.</p>
<p style="text-align: justify;">Je crois donc qu’il n’y a pas lieu de voter votre motion.</p>
<p>- &#8211; - &#8211; - &#8211; - &#8211; - &#8211; - &#8211; - &#8211; - &#8211; - &#8211; - &#8211; - &#8211; - &#8211; - &#8211; - &#8211; - &#8211; - &#8211; - &#8211; - &#8211; - &#8211; - &#8211; - &#8211; - &#8211; - &#8211; - &#8211; - &#8211; - &#8211; - -</p>
<p align="center"><strong>Discussion générale</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong><strong>Mme la présidente.</strong> La parole est à M. Michel Hunault.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>M. Michel Hunault</strong><strong>.</strong> Madame la présidente, monsieur le garde des sceaux, monsieur le rapporteur, mes chers collègues, après ce suspens sur la position qu’arrêtera l’opposition mardi prochain, je me montrerai plus clair et vous donnerai, en présence notamment de Raymond Durand, toujours très présent, la position du groupe Nouveau Centre.</p>
<p style="text-align: justify;">Après le récent examen du projet de loi portant application de l’article 11 de la Constitution et alors que nous arrivons au terme de la législature, le projet de loi organique qui nous est soumis parachève la mise en application effective de l’ensemble des dispositions adoptées en Congrès à Versailles en juillet 2008.</p>
<p style="text-align: justify;">Au cours de ces dernières années, nous avons eu, dans le cadre de la réforme de la Constitution, de nombreux débats sur la modernisation des institutions, les droits et prérogatives de l’opposition comme de la majorité et, plus largement, sur le rôle du Parlement au sein de notre démocratie.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est dans la continuité de cette démarche que nous sommes appelés à examiner les modalités de mise en application de l’article 68 de la Constitution relatif à la procédure de destitution du Président de la République.</p>
<p style="text-align: justify;">La modification du titre IX de la Constitution aura eu le mérite de mettre fin à un flou juridique et constitutionnel qui entourait le statut pénal du chef de l’État. Objet de positions divergentes à la fois du Conseil constitutionnel et de la Cour de cassation, la question de la responsabilité pénale du Président de la République se devait d’être clarifiée.</p>
<p style="text-align: justify;">Désormais, la Constitution pose le principe de l’irresponsabilité du Président de la République pour les actes qu’il accomplit en cette qualité et son inviolabilité provisoire pour les faits extérieurs ou antérieurs à la fonction présidentielle. Le régime pénal du Président de la République repose ainsi sur deux principes fondamentaux que sont à la fois la séparation des pouvoirs et la continuité de l’État.</p>
<p style="text-align: justify;">Clef de voûte des institutions, le Président de la République est le représentant de la nation et doit à ce titre bénéficier des immunités qui s’attachent à cette qualité, immunités devant lui permettre d’assurer le fonctionnement régulier des pouvoirs publics. La Constitution reconnaît ainsi que le Président de la République n’est pas et ne peut être un justiciable comme les autres.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour en revenir au cœur des dispositions du projet de loi organique, rappelons que l’article 68 de la Constitution prévoit une procédure spécifique de destitution prononcée par le Parlement constitué en Haute Cour, et ce en cas de « manquement à ses devoirs manifestement incompatible avec l’exercice de son mandat ».</p>
<p style="text-align: justify;">Comme l’a excellemment rappelé notre rapporteur, l’initiative de proposer la réunion de la Haute Cour revient donc intégralement au Parlement. Ainsi, en faisant dépendre la procédure de destitution d’une initiative parlementaire, les constituants ont clairement fait le choix d’une procédure parlementaire dénuée de tout caractère juridictionnel.</p>
<p style="text-align: justify;">Au-delà du débat sur l’opportunité d’un tel choix, il nous revient aujourd’hui de déterminer les modalités d’exercice de cette procédure, en ayant à l’esprit le souci d’éviter un écueil majeur, celui de la responsabilité politique du chef de l’État devant le Parlement. Car la transformation de la procédure de destitution en une motion de censure politique du Parlement contre le Président risquerait de mettre à mal l’équilibre de nos institutions, particulièrement en période de cohabitation.</p>
<p style="text-align: justify;">L’exposé des motifs du projet de loi organique précise, à ce titre, que la procédure de destitution « n’a ni pour objet ni pour effet de conférer à une minorité de parlementaires le droit de contester en toute circonstance ou à des fins partisanes l’action du Président de la République et de rendre celui-ci politiquement responsable devant le Parlement ». Le texte rappelle que « seul le Gouvernement, qui détermine et conduit la politique de la nation, assume cette responsabilité, dans les conditions prévues aux articles 49 et 50 de la Constitution ».</p>
<p style="text-align: justify;">Ce faisant, si nous souhaitons que ces principes puissent trouver une application concrète, nous devons veiller à ce que la procédure de destitution soit entourée de garanties effectives, que le rapporteur nous a rappelées tout à l’heure. À cet égard, je tiens à saluer son travail, et celui de la commission des lois, qui a su, en s’inspirant notamment du rapport de la commission Avril, enrichir le texte de dispositions allant en ce sens.</p>
<p style="text-align: justify;">En premier lieu, l’article 68 de la Constitution prévoit d’ores et déjà que « les décisions prises en application du présent article le sont à la majorité des deux tiers des membres composant l’assemblée concernée ou la Haute Cour ». En complément de ce dispositif, le projet de loi soumet l’enclenchement de la procédure à certaines conditions. La proposition de résolution doit être signée par au moins un dixième des membres de l’assemblée devant laquelle elle est déposée. En outre, chaque membre du Parlement ne pourra signer, au cours de la durée d’un mandat présidentiel, qu’une seule proposition.</p>
<p style="text-align: justify;">Par ailleurs, afin qu’une majorité politique ne puisse pas dénaturer le contenu d’une proposition de résolution, le texte prévoit qu’aucun amendement n’est recevable, à aucun stade de son examen.</p>
<p style="text-align: justify;">En résumé, nous voulons rester fidèles à la volonté des constituants, nous voulons rester vigilants quant à la mise en application de cette procédure, qui, rappelons-le, n’a pas vocation à mettre en place une motion de censure politique du Parlement contre le Président de la République. Il convient, en ce sens, de préserver le caractère exceptionnel de cette procédure. L’objet de notre discussion n’est pas de revenir – et je rejoins en ceci Jean-Jacques Urvoas – sur le statut pénal du chef de l’État, mais de mettre en application l’article 68.</p>
<p style="text-align: justify;">À l’image du travail exigeant de son rapporteur, la commission des lois a voulu encadrer cette procédure. C’est pourquoi, au nom du groupe Nouveau Centre, j’appelle tous nos collègues à voter ce texte. <em>(Applaudissements sur les bancs des groupes NC et UMP.)</em></p>
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		<title>Référendum d&#8217;initiative populaire</title>
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		<pubDate>Tue, 10 Jan 2012 19:35:40 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Assemblée nationale  XIIIe législature  Session ordinaire de 2011-2012   Compte rendu  intégral Première séance du mardi 10 janvier 2012  Application de l’article 11 de la Constitution Votes solennels Explications de vote communes M. Michel Hunault. Monsieur le président, monsieur le garde des sceaux, &#8230;]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="center"><strong>Assemblée nationale </strong></p>
<p align="center"><strong>XIII<sup>e</sup> législature </strong></p>
<p align="center"><strong>Session ordinaire de 2011-2012  </strong></p>
<p align="center"><strong>Compte rendu  intégral</strong><strong></strong></p>
<p align="center"><strong>Première séance du mardi 10 janvier 2012</strong><strong> </strong></p>
<p align="center"><strong>Application de l’article 11 de la Constitution</strong></p>
<p align="center"><em>Votes solennels</em></p>
<p align="center"><strong>Explications de vote communes</strong></p>
<p style="text-align: justify;" align="center"><strong>M. Michel Hunault</strong><strong>.</strong> Monsieur le président, monsieur le garde des sceaux, mes chers collèges, en précisant les conditions de mise en œuvre de la procédure de référendum d’initiative partagée, les présents projets de loi viennent parachever, trois ans après l’inscription dans notre Constitution de la nouvelle rédaction de l’article 11, une réforme constitutionnelle qui représente, à l’heure de son adoption, un bouleversement de notre tradition juridique.</p>
<p style="text-align: justify;">En effet, par une association étroite du peuple souverain et de ses représentants, la révision de 2008 a fait du référendum d’initiative partagée une procédure à la fois unique dans notre histoire et originale en Europe.</p>
<p style="text-align: justify;">Je rappelle que ce référendum constitue une disposition particulière au sein de la loi constitutionnelle du 23 juillet 2008, car c’est par la voie d’un amendement émanant des parlementaires de chacun des groupes de notre assemblée que la réécriture de l’article 11 de la Constitution a pu être introduite dans le texte finalement adopté par le Parlement réuni en Congrès à Versailles.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est ainsi que la révision constitutionnelle de 2008 a consacré, à l’article 11, le droit pour un cinquième des membres du Parlement, avec le soutien d’un dixième des électeurs inscrits sur les listes électorales, de solliciter l’organisation d’un référendum. Pour sa part, le groupe Nouveau Centre estimait que la modernisation des institutions de la V<sup>e</sup> République entreprise par la révision constitutionnelle commandait de donner à nos concitoyens de nouveaux droits pour s’impliquer dans la vie de leurs institutions et ainsi peser dans le débat public.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous ne pouvons donc que nous féliciter de l’inscription à l’ordre du jour du Parlement de textes qui posent clairement les termes d’un débat dont nous devrions tous partager la finalité : permettre à nos concitoyens de se saisir de toute question d’intérêt public avec la possibilité, à terme, de déboucher sur un référendum.</p>
<p style="text-align: justify;">Plus largement, l’examen de ces deux textes fut l’occasion de rappeler l’importance de la réforme constitutionnelle qui a su, à l’instar de l’instauration de la question prioritaire de constitutionnalité, faire avancer notre démocratie vers plus de modernité par une participation effective de nos concitoyens au fonctionnement de nos institutions.</p>
<p style="text-align: justify;">Sur le fond, pour les députés du groupe Nouveau Centre, ces deux textes sont équilibrés : ils parviennent, en définissant avec précision les modalités du contrôle de constitutionnalité et en créant une commission de contrôle, à entourer la procédure des garanties indispensables pour ne pas entraver la liberté du citoyen qui souhaite pouvoir disposer pleinement de ses nouveaux droits.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour terminer, je rappelle que l’amendement présenté par notre collègue Marc Le Fur, voté par certains députés, permettra, dans certaines conditions, d’engager un tel référendum d’initiative partagée sur les contours de notre organisation territoriale.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est donc avec confiance que nous voterons ce projet de loi qui achève une réforme constitutionnelle qui, à l’image de cette XIII<sup>e</sup> législature, a permis de faire progresser les libertés individuelles et notre démocratie. <em>(Applaudissements sur les bancs du groupe NC et sur plusieurs bancs du groupe UMP.)</em></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Référendum d&#8217;initiative populaire</title>
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		<pubDate>Wed, 21 Dec 2011 19:17:16 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Assemblée nationale  XIIIe législature  Session ordinaire de 2011-2012   Compte rendu  intégral Première séance du mercredi 21 décembre 2011 Application de l’article 11  de la Constitution Article 7 Mme la présidente. La parole est à M. Michel Hunault. M. Michel Hunault. Je ne comprends pas l’agressivité &#8230;]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="center"><strong>Assemblée nationale </strong></p>
<p align="center"><strong>XIII<sup>e</sup> législature </strong></p>
<p align="center"><strong>Session ordinaire de 2011-2012  </strong></p>
<p align="center"><strong>Compte rendu  intégral</strong></p>
<p align="center"><strong>Première séance du mercredi 21 décembre 2011</strong></p>
<p align="center"><strong>Application de l’article 11  de la Constitution</strong></p>
<p align="center"><em>Article 7</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Mme la présidente.</strong> La parole est à M. Michel Hunault.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>M. Michel Hunault</strong><strong>.</strong> Je ne comprends pas l’agressivité de M. de Rugy. Le rapporteur et le garde des sceaux vous ont répondu. Vous déformez toujours nos propos ! Souffrez que nous ayons une position différente de la vôtre !</p>
<p style="text-align: justify;">Depuis le début de la discussion sur le référendum d’initiative populaire, bonne idée que vous aviez défendue, vous avez présenté tous les arguments possibles pour démontrer que le texte n’est pas bon.</p>
<p style="text-align: justify;">Le rapporteur nous a expliqué pourquoi…</p>
<p style="text-align: justify;">M. de Rugy ne voit le référendum d’initiative populaire que sous l’aspect politique. Or, dans les États ayant généralisé les consultations de ce genre, des référendums sont organisés autour de sujets qui touchent tous les citoyens, certains portant sur la vie quotidienne, d’autres sur des enjeux de société. Permettre une telle procédure, c’est donc améliorer les mécanismes de notre démocratie ; encore faut-il en arrêter les modalités. Je ne vois pas en quoi rendre publique la liste des pétitionnaires serait une atteinte à cette initiative.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Référendum d&#8217;initiative populaire</title>
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		<pubDate>Tue, 20 Dec 2011 19:26:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Assemblée nationale  XIIIe législature  Session ordinaire de 2011-2012   Compte rendu  intégral Deuxième séance du mardi 20 décembre 2011 Application de l’article 11  de la Constitution Suite de la discussion d’un projet de loi organique  et d’un projet de loi ordinaire Discussion &#8230;]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="center"><strong>Assemblée nationale </strong></p>
<p align="center"><strong>XIII<sup>e</sup> législature </strong></p>
<p align="center"><strong>Session ordinaire de 2011-2012  </strong></p>
<p align="center"><strong>Compte rendu  intégral</strong></p>
<p align="center"><strong>Deuxième séance du mardi 20 décembre 2011</strong></p>
<p align="center"><strong>Application de l’article 11  de la Constitution</strong></p>
<p><em>Suite de la discussion d’un projet de loi organique  et d’un projet de loi ordinaire</em></p>
<p align="center"><strong>Discussion générale commune</strong></p>
<p><strong> </strong><strong>M. le président.</strong> La parole est à M. Michel Hunault.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>M. Michel Hunault</strong><strong>.</strong> Monsieur le président, monsieur le garde des sceaux, monsieur le rapporteur, mes chers collègues, après la remarquable intervention de notre collègue Michel Diefenbacher, je voudrais simplement ajouter quelques mots, à cette heure tardive, au nom du groupe Nouveau Centre.</p>
<p style="text-align: justify;">Le rapporteur a précisé les modalités de ce référendum d’initiative populaire, et le garde des sceaux a eu raison, en réponse à l’opposition, de rappeler l’importance de la réforme constitutionnelle en énumérant toutes les avancées issues de cette révision de juillet 2008, telle la saisine du Conseil constitutionnel par les citoyens dans le cadre de la question prioritaire de constitutionnalité. Toutes ces réformes ont fait avancer notre démocratie vers plus de modernité, afin de rapprocher les citoyens de l’organisation des pouvoirs publics. Faut-il encore rappeler la création du Défenseur des droits, que l’opposition a refusée, ou la réforme du Conseil supérieur de la magistrature ?</p>
<p style="text-align: justify;">Le texte que nous examinons aujourd’hui était attendu. Nous pouvons discuter les modalités des garanties qu’il nous offre, mais puisqu’il s’agit d’un progrès, le consensus aurait dû être de mise dans cet hémicycle. Pourtant, comme nous y sommes accoutumés depuis le début de la législature, nous avons entendu une opposition qui s’est opposée, sans même reconnaître que si la Constitution a été révisée en 2008, c’est parce qu’un certain nombre de membres courageux de l’opposition ont apporté leur voix à la réforme.</p>
<p style="text-align: justify;">Monsieur le garde des sceaux, permettez-moi de rappeler les avancées de ce texte. Jusqu’en 2008, le référendum était de la seule initiative du Président de la République. Aujourd’hui, le projet de loi organique qui nous est soumis prévoit l’introduction d’une procédure d’initiative populaire.</p>
<p style="text-align: justify;">Aujourd’hui, c’est une façon moderne de consulter le peuple que de permettre l’initiative d’origine populaire.</p>
<p style="text-align: justify;">Il y a des modalités à respecter, que nous pouvons discuter, mais, sur le fond, j’aurais aimé que l’opposition apporte son soutien à ce projet de loi organique.</p>
<p style="text-align: justify;">Il vise en effet à préciser les conditions de mise en œuvre d’une procédure qui a été introduite par la révision constitutionnelle et qui constituait, à l’heure de son adoption, une véritable révolution de nos traditions juridiques. Trois ans après l’inscription de la nouvelle rédaction de l’article 11 dans notre Constitution, il était temps de parachever cette réforme.</p>
<p style="text-align: justify;">Monsieur le garde des sceaux, c’est à l’initiative des groupes parlementaires que l’article 11 a été révisé, afin que le référendum d’initiative populaire puisse voir le jour. Alors que la Constitution attribuait l’initiative exclusive du référendum au Président de la République, aujourd’hui l’article 11 prévoit que pour le cinquième des membres du Parlement, avec le soutien du dixième des électeurs inscrits sur les listes électorales, il sera possible de demander l’organisation d’un référendum sur la ratification d’un traité, l’organisation des pouvoirs publics ou les réformes relatives à la politique économique, sociale ou environnementale de la nation.</p>
<p style="text-align: justify;">En faisant ainsi intervenir les membres du Parlement au stade de l’initiative, la révision constitutionnelle a fait du référendum d’initiative partagée une procédure unique dans notre histoire, originale par rapport aux autres mécanismes existant déjà en Europe.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette révision constitutionnelle a ainsi, par une association étroite entre le peuple souverain et ses représentants, permis d’étendre le champ de la démocratie directe.</p>
<p style="text-align: justify;">Rappelons que le référendum d’initiative populaire constitue une disposition particulière au sein de la loi constitutionnelle du 23 juillet 2008. Proposée par le comité Vedel et le comité Balladur, sa mise en place résulte de la réécriture de l’article 11. Au Nouveau Centre, nous faisions partie de ceux qui estimaient que la modernisation des institutions de la V<sup>e</sup> République entreprise par la révision constitutionnelle commandait de donner à nos concitoyens de nouveaux droits pour s’impliquer dans la vie des institutions, et ainsi mieux peser dans le débat public. Nous ne pouvons donc que nous féliciter de l’inscription à l’ordre du jour de ces textes qui visent à assurer la mise en œuvre de la réforme constitutionnelle.</p>
<p style="text-align: justify;">À cette heure tardive, je ne vais pas m’attarder sur les modalités de saisine du Conseil constitutionnel, M. Diefenbacher vient de le faire de manière remarquable.</p>
<p style="text-align: justify;">Le projet de loi présente un certain nombre de garanties vis-à-vis de nos concitoyens, mais également s’agissant de l’organisation du référendum. Il sera toujours possible d’en discuter les modalités, je pense notamment à l’usage du vote électronique. L’occasion m’est ici donnée de dire que nous devrions plus souvent avoir recours au vote électronique. Avec toutes les garanties qui peuvent être offertes aujourd’hui, c’est une piste que le Gouvernement pourrait expérimenter pour d’autres scrutins.</p>
<p style="text-align: justify;">Ainsi, l’initiative référendaire devra être transmise au Conseil constitutionnel par ses signataires. Je souhaite rendre hommage au Conseil constitutionnel, qui joue un rôle essentiel depuis cette réforme dans le cadre de l’application de la question prioritaire de constitutionnalité. Un collègue de l’opposition a gravement mis en cause l’intégrité et l’éthique même du Conseil constitutionnel : je trouve cela honteux, le débat politique ne permet pas de tels excès.</p>
<p style="text-align: justify;">Il faut rendre hommage à l’institution qu’est le Conseil constitutionnel, et à son président Jean-Louis Debré, qui a tout mis en œuvre pour faire en sorte que la réforme de la question prioritaire de constitutionnalité soit un succès et rapproche nos concitoyens de l’organisation des pouvoirs publics.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est avec confiance que les députés du Nouveau Centre voteront ce projet qui vient achever une réforme constitutionnelle qui, à l’image de cette treizième législature, a été l’occasion de faire progresser les libertés individuelles et notre démocratie, quoi qu’en dise l’opposition. C’est pour cela monsieur le garde des sceaux que nous vous apportons notre soutien.</p>
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		<title>Référendum d&#8217;initiative populaire</title>
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		<pubDate>Tue, 20 Dec 2011 08:32:44 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Assemblée nationale  XIIIe législature  Session ordinaire de 2011-2012   Compte rendu  intégral Deuxième séance du mardi 20 décembre 2011 Application de l’article 11  de la Constitution Discussion d’un projet de loi organique  et d’un projet de loi modifiés par le Sénat Motion &#8230;]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="center"><strong>Assemblée nationale </strong></p>
<p align="center"><strong>XIII<sup>e</sup> législature </strong></p>
<p align="center"><strong>Session ordinaire de 2011-2012  </strong></p>
<p align="center"><strong>Compte rendu  intégral</strong></p>
<p align="center"><strong>Deuxième séance du mardi 20 décembre 2011</strong></p>
<p align="center"><strong>Application de l’article 11  de la Constitution</strong></p>
<p align="center"><em>Discussion d’un projet de loi organique  et d’un projet de loi modifiés par le Sénat</em></p>
<p align="center"><em>Motion de renvoi en commission</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>M. le président.</strong> Dans les explications de vote sur la motion de renvoi en commission, la parole est à M. Michel Hunault, pour le groupe Nouveau Centre.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>M. Michel Hunault</strong><strong>.</strong> Chers collègues de la majorité, vous avez entendu des propos qui, personnellement, m’ont choqué. Lorsque M. Mallot, au nom du groupe socialiste, met en cause le financement de la campagne du Président Chirac et celui de la campagne de M. Balladur, vous avez le droit de ne pas réagir. Mais moi, je vais m’adresser à lui droit dans les yeux : qui êtes-vous, monsieur Mallot, pour donner des leçons ? Qui a voté les textes sur le financement public, sur la lutte contre la corruption ? En ce moment, le parti socialiste ferait bien de se montrer modeste à ce sujet.</p>
<p style="text-align: justify;">Vous avez le droit de ne pas être d’accord sur les modalités d’application du référendum d’initiative populaire, mais n’allez pas sur ce terrain car, en ce moment, vous n’avez aucune leçon à donner !</p>
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